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Améliorer l’élevage ovin et caprin grâce à la nutrition
L’élevage ovin et caprin est un secteur agricole clé qui présente un potentiel d’amélioration en termes d’efficacité et de production. Les innovations en matière de nutrition et de stratégies de gestion sont deux domaines dans lesquels des progrès peuvent être réalisés.
Selon le rapport annuel de la FAO sur les perspectives alimentaires de juin 2023, une augmentation de 1 % de la production mondiale de viande ovine et caprine est prévue, pour atteindre 16,8 millions de tonnes. Avec ces chiffres, les optimisations peuvent se traduire par d’importantes améliorations à l’échelle mondiale. La recherche et l’expertise continuent de progresser, offrant de nouvelles façons d’améliorer les performances et la durabilité de l’élevage ovin et caprin.
L’industrie de l’alimentation animale a connu une multitude d’innovations, en particulier dans les pratiques nutritionnelles. Nous travaillons avec un groupe de chercheurs pour soutenir l’élevage ovin et caprin et aider à relever les principaux défis du secteur. Voici un résumé des principaux résultats des essais.
Gérer la phase de transition dans l’élevage ovin et caprin
Au cours de la fin de la gestation et du début de la lactation, les brebis et les chèvres sont confrontées à d’importants défis nutritionnels en raison de leurs besoins énergétiques accrus.
Selon Antonello Cannas, professeur de nutrition animale à l’université de Sassari en Italie, il est essentiel d’optimiser la consommation alimentaire en mettant l’accent sur la qualité du fourrage, la taille des particules et les compléments appropriés. Le regroupement des animaux en fonction de leur condition physique et du stade de gestation, associé à des rations adaptées et à une alimentation automatisée, peut contribuer à répondre efficacement à leurs besoins énergétiques élevés.
« Les besoins énergétiques totaux par kg de poids vif d’une chèvre produisant 5 kg/j de lait (ou d’une brebis produisant 3,7 kg/j de lait) sont équivalents à ceux d’une vache produisant 61 kg/j de lait », explique M. Cannas.
Importance de la qualité du colostrum
La qualité et la quantité du colostrum sont cruciales pour la croissance des nouveau-nés, car elles leur fournissent des nutriments et des anticorps essentiels. Les recherches menées par Lysiane Duniere, chercheuse à l’INRAe Theix en France, indiquent que le stress oxydatif et les maladies peuvent altérer le colostrum pendant la gestation. Une étude a montré que l’ajout de levure vivante à l’alimentation des brebis gestantes améliorait la qualité du colostrum et la robustesse des agneaux, ces derniers pesant en moyenne 270 grammes de plus. De plus, il est recommandé de donner des antioxydants tels que le sélénium organique aux animaux gestants afin d’améliorer la qualité antioxydante du colostrum.
Préparer un sevrage sain
Les recherches menées par David Yáñez-Ruiz, chercheur principal au Conseil supérieur de la recherche scientifique (CSIC) à Grenade, en Espagne, soulignent l’importance cruciale de la période suivant la naissance des ruminants, durant laquelle leur système digestif connaît un développement significatif. La transition d’un stade non ruminant à un stade ruminant pleinement fonctionnel est cruciale pour leur santé et leur croissance. Il est essentiel de mettre en œuvre des pratiques nutritionnelles stratégiques, notamment en leur fournissant du colostrum, du lait, des concentrés de démarrage et du fourrage de haute qualité. De plus, il a été démontré que l’incorporation de levures vivantes dans l’alimentation favorise le développement anatomique du rumen, ce qui améliore la digestion et le bien-être général des animaux pendant et après le sevrage.
Favoriser la santé des moutons et des chèvres grâce à un ensilage de haute qualité
Lysiane Duniere, de l’INRAe Theix, et Bernard Andrieu, responsable technique ensilage, ont souligné qu’une hygiène optimale et un ensilage de qualité sont essentiels pour la santé animale et dépendent d’une fermentation contrôlée et de la matière sèche. Les recherches indiquent qu’un ensilage de haute qualité stimule les bactéries fibrolytiques bénéfiques et réduit les agents pathogènes, améliorant ainsi la santé animale. Les inoculants pour ensilage jouent un rôle essentiel dans ce processus. Des études menées sur des chèvres laitières montrent qu’une meilleure qualité d’ensilage grâce aux inoculants se traduit par une meilleure qualité du lait grâce à l’amélioration de la fonction ruminale et de la réponse immunitaire.
Notre approche nutritionnelle intégrée
Chaque aspect de la vie des moutons et des chèvres est crucial pour la réussite, tant dans la production laitière que dans la production de viande. En tant que leader mondial dans le domaine de la science de la fermentation et principal producteur de levures et de bactéries, notre mission consiste à exploiter les micro-organismes pour améliorer les performances et maintenir la santé animale, optimiser la gestion de l’ensilage et l’environnement microbien animal. Nos solutions nutritionnelles spécifiques pour les moutons et les chèvres aident à gérer la fonction ruminale afin d’améliorer l’efficacité alimentaire (par exemple, LEVUCELL SC), ainsi qu’à soutenir le statut antioxydant (par exemple, ALKOSEL et MELOFEED) pour des performances et un bien-être optimaux.
Publié 5 mars 2026
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